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Pour en savoir plus..... Le traité de Paris
À la suite de la Conquête de 1760, le Traité de Paris du 10 février 1763 confirme l’hégémonie de la Couronne britannique sur les anciennes colonies françaises en Amérique septentrionale.  
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Signé le 10 février 1763, le Traité stipule que « les Habitans François ou autres, qui auroient été Sujets du Roy Très-Chrétien en Canada… pourront se retirer en toute Sûreté & Liberté… et pourront vendre leurs Biens, pourvû que ce soit à des Sujets de Sa Majesté Britannique… ».  Retourné en France, Levasseur charge son gendre, Monsieur de la Rochette, de procéder à la vente de la seigneurie de Saint-Armand. Le 17 novembre 1763, à Paris, messieurs Jean Passelier et John Henry Eberts, banquiers, acceptent pour Henry Guynand, marchand de Londres, les termes du contrat d’achat.
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Pour les vainqueurs, l’imprécision des frontières de la nouvelle « Province of Quebec » qui résulte de la Conquête et les problèmes entourant la reconnaissance des titres des anciens seigneurs sèment la confusion dans la région du lac Champlain.  Tout un chacun espère mettre la main sur les anciennes seigneuries. En 1765, le lieutenant licencié, Moses Hazen demande un octroi de 2000 acres sur la rivière Missisquoi.  Le gouverneur James Murray, informé que lesdits acres appartiendraient aux Abénaquis, rejette la requête du lieutenant Hazen.
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La même année, soit le 28 mai 1765, un groupe d’Abénaquis composé de Daniel Poorneuf, François Abernard, François Joseph, Jean Baptiste, Charlotte, Miraim Poorneuf, Theresa, Magdelan Abernard et Joseph Abomsawin concèdent à James Robertson, marchand de Saint-Jean, un terrain à l’embouchure de la rivière Missisquoi.  La concession s’étale sur une profondeur d’une lieue et demie le long de la rivière par 60 arpents à prendre de chaque côté de la rivière.  Le bail, d’une durée de 91 ans, engage James Robertson à payer une rente annuelle de 14 dollars espagnols auquel montant le marchand doit ajouter deux barils de maïs et un gallon de rhum.  Le contrat oblige également Robertson à labourer la quantité de terre nécessaire pour assurer la subsistance des locateurs.  En échange, il obtient pour lui-même, pour ses héritiers et ses administrateurs le droit de s’établir, de défricher, de cultiver et de procéder à la coupe de bois. Le commerce du bois semble être le cœur du contrat : pins et chênes de la région font l’objet de convoitise. Déjà sous le régime français, la forêt longeant la rivière Missisquoi était prisée pour la mâture et le bordage des vaisseaux du roi; il en sera de même sous le régime anglais.
   
Le 23 mai 1766, n’étant pas sur place pour protéger ses intérêts et pour éviter les tracasseries reliées à la défense de ses droits, monsieur Guynand, deuxième seigneur de Saint Armand, décide de vendre sa seigneurie à quatre marchands de Québec.  La transaction est ratifiée à Londres devant les notaires P.N. Broker et James Payee.  Messieurs William McKenzie, Benjamin Price, James Moore et George Fulton se portent acquéreurs de la seigneurie de Saint Armand pour la somme de 450 ₤ sterling.
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La carte, ci-contre, décrit la partie étatsunienne de la Seigneurie de Saint Armand. Au moyen d’un trait jaune, elle circonscrit les différentes seigneuries françaises qui longeaient le lac Champlain. La seigneurie de Saint Armand, bien que son nom ne soit pas indiqué, est celle qui se trouve en haut à droite et qui s’articule autour de la rivière
« Missisqui ». Le trait jaune, qui délimite la seigneurie, se prolonge au-delà de la ligne du 45e parallèle.

Map of French and English Grants on Lake Champlain.

Cartographiée en 1851 par Richard H. Pease.

Pressenti dès les années 1760-1763 comme frontière, le 45e parallèle, confirmé le 12 août 1768, coupe officiellement la seigneurie de Saint Armand en deux : les 2/3 de ladite seigneurie se retrouvent au sud et font désormais partie de l’histoire américaine. Quant au 1/3 localisé au nord du 45e parallèle, c’est à partir de 1783-1784 que des loyalistes exerceront une pression sur les autorités coloniales britanniques pour occuper les terres adjacentes à la frontière et à la Baie Missisquoi.
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